Vie-Nouvelle

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Troisième partie : 5ème chapitre

 

 

 La «Bête» aux deux cornes

 

« Puis je vis monter de la terre une autre Bête,
qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau,
mais qui parlait comme un dragon. »
(Apocalypse 13, 11)

 

 

 

Cette nouvelle « Bête », décrite dans la seconde moitié du XIII° chapitre de l'Apocalypse, les commentateurs l'appellent, à juste raison, le Faux prophète de l'Antichrist. Mais, de même que la Bête qui précède leur apparaît sous la forme d'un individu, de même cette seconde Bête est, pour eux, une personne.    


Ils voient, dans ce personnage extraordinaire, le bras droit de leur Antichrist futur, son confident, son ambassadeur, son indéfectible associé. Les missions qu'il remplira pour lui, les inestimables services qu'il lui rendra, l'uniront à lui d'une indissoluble amitié. 

Son admirable éloquence, l'impression qu'il donnera et la plus grande sainteté, la multiplicité de ses étonnants miracles, ses promesses, comme aussi ses menaces, tout en lui s'unira pour persuader les habitants de la terre de venir se ranger sous le sceptre de l'Antichrist, de l'adorer même comme Dieu.
 Il contraindra tous les hommes, à quelque classe sociale qu'ils appartiennent, à porter, sur la main ou sur le front, une marque, sans laquelle ils ne pourront ni acheter ni vendre. Ceux qui refuseront de porter cette marque seront impitoyablement massacrés.     

En résumé, un homme seul fera, en moins de quatre années, ce que des milliers n'ont pu faire au cours de longs siècles, convertissant tous les peuples de la terre à cette nouvelle religion, à ce nouveau dieu.
 Un tel zèle, vraiment, est plus qu'apostolique. Les apôtres de Jésus, remplis du Saint-Esprit, réalisant d'authentiques miracles, ne purent en faire autant dans la seule petite Judée...

 

Telle est, en bref, l'explication que donnent de cette « Bête » 
à peu près tous les commentateurs.

 

Que cette métaphore recouvre un mystère beaucoup plus grand, ils n'en ont pas le moindre soupçon. Mais, pour nous, qui ne pouvons concevoir l'Antichrist autrement que comme une collectivité, persuadés que la notion contraire est non seulement improbable, mais qu'elle est insoutenable, qu'elle est formellement contredite par les textes sacrés, comment, dis-je, pourrions-nous considérer ce prophète comme un simple individu.  

Oui, serait-il logique qu'après avoir reconnu dans la première « Bête » un corps moral, un système composé de pièces multiples, on vit autre chose, dans cette seconde « Bête » ?       

Ici, précisément, il convient que nous attirions votre attention sur un fait significatif :     

Alors qu'à peu près l'unanimité des commentateurs attribue tous les miracles, ou pseudo miracles, à l'Antichrist, saint Jean, lui, les fait accomplir par le faux-prophète.
 Saint Paul, il est vrai, dit de « l'homme de péché » qu'il se manifestera dans le monde par des signes et des miracles mensongers. Cependant, cela ne veut pas nécessairement dire qu'il les accomplira lui-même, vu qu'il y aura certainement des faux-prophètes ayant reçu de tels pouvoirs du père des mensonges, de Satan. Je dis certainement.

En effet, Jésus déclare : « Plusieurs faux-prophètes s'élèveront et ils séduiront beaucoup de gens » (S. Matthieu XXIV, 11) ; et plus loin il ajoute : « Il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus. » (S. Matthieu XXIV, 24).

 

Ces paroles du Fils de Dieu nous donnent la clé du passage de saint Paul, cité il y a un moment (et sur lequel nous aurons à revenir), comme aussi la clé de celui que nous examinons en ce moment, relatif à la « Bête » aux deux cornes. Cette « Bête », à nous en tenir à la déclaration du Christ, que plusieurs faux-prophètes apparaitraient, ne saurait donc symboliser une personne ; elle représente un système d'iniquité composé de nombreux séducteurs religieux. Cette multitude de séducteurs et de faux-prophètes fera incomparablement plus de mal que la première « Bête » aux sept têtes et aux dix cornes.

 

Il devient clair, pour quiconque veut faire une étude personnelle et attentive de cette « Bête » métaphorique, qu'elle représente, sous cette forme voilée, la condition lamentable vers laquelle s'achemine l'Église, et les graves dangers qui menacent les véritables croyants. La mort, la terreur, causées par la première « Bête », feront moins de mal au troupeau que le mauvais exemple fourni par ceux qui devraient être des modèles.  

Considérez attentivement tout ce que saint Jean dit concernant cette « Bête », et vous n'aurez pas de peine à en saisir la signification. Le profond respect, la vénération, dans lesquels nous tenons notre clergé, rendent ici la tâche extrêmement pénible. Ce respect et cette vénération m'obligent à beaucoup de discrétion, et l'on peut être certain que je ne me hasarderais pas à toucher ce point si je n'étais pleinement convaincu qu'il est impossible que je me dérobe à cette nécessité.     

Oui, ami, notre sacerdoce, c'est le sacerdoce chrétien, et non autre chose, qui est désigné et annoncé, pour les derniers temps, sous la figure d'une « Bête » avec deux cornes semblables à celles d'un agneau. Notre sacerdoce qui, tel le bon pasteur, et non pas un mercenaire, doit défendre le troupeau du Christ et donner sa vie pour lui, c'est lui qui constituera, en ces temps, le plus grand scandale et le pire danger. 

Cette affirmation vous surprend-elle ? Ignorez-vous l'histoire ?

N'avez-vous jamais entendu parler des retentissants scandales causés par la prêtrise lévitique ? Et ne savez-vous pas que les scandales du clergé chrétien, dix-sept siècles durant, ne seront pas moins déplorables ?

Qui fut cause de la ruine des Juifs, sinon le clergé ? Ne résista-t-il pas, par tous les moyens, au Messie lui-même, bien qu'il le connût, qu'il lui parlât, qu'il fût témoin de ses œuvres prodigieuses?
 Fermant les yeux à la lumière, il résista obstinément aux aspirations du peuple qui le portaient vers le Messie. Et ce clergé, par la menace, par la persuasion, par des calomnies grossières, afin que nul ne se rendit à l'évidence, afin que l'espoir et la consolation d'Israël fussent rejetés, afin qu'il ne fût tenu aucun compte de l'enseignement, des bienfaits, des miracles patents du Messie, ce clergé pesa de tout son poids sur le malheureux peuple juif. Et il parvint enfin à le persuader de renier publiquement son Sauveur et de crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le »    

Maintenant, je demande : Ces prêtres avaient-ils embrassé une fausse religion ? Avaient-ils abandonné la foi de Moïse et l'espérance d'un Messie ? N'avaient-ils pas les Écritures entre les mains ? Ne pouvaient-ils pas y reconnaître la véritable figure de leur Messie, en la comparant avec l'originale qu'ils avaient sous les yeux.       

Oui.
 Tout cela est vrai.     

Mais l'iniquité de ce clergé était arrivée à son comble. Fourbe, astucieux, hypocrite, avare, dévoré d'ambition, sa corruption était totale. Et voilà la vraie raison du rejet du Messie, avec ses fatales conséquences. Le sanhédrin ose l'avouer, publiquement, en pleine séance (S. Jean XI, 47-51). Il n'y a donc pas lieu, alors, de s'étonner si le clergé chrétien, à une autre époque, recommence la même triste expérience que le clergé hébreu. Ces paroles scandalisent-elles quelqu'un ? Il est à craindre que celui qui se scandalise soit, précisément, celui-là même qui contribue au scandale et qui tombe dans le piège.    

Aussi vrai qu'il fut un temps où le clergé chrétien a produit des fruits d'un prix inestimable, édifiant et consolant l'Église de Jésus- Christ, aussi vrai il a été l'artisan d'innombrables ruines.

 

Et si vous avez de la peine à croire que cette « Bête » aux deux cornes ne symbolise rien de moins que la prêtrise chrétienne des derniers temps, relisez la prophétie, pesez-en chaque parole, examinez-en avec soin chaque détail, ils sont significatifs : « Puis, je vis monter de la terre, dit l'apôtre une autre « Bête », qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon. » Saisissant contraste : les cornes d'un innocent et doux agneau, mais le langage d'un astucieux dragon. 

 

Et l'apôtre dit plus loin que, grâce à son déguisement, le dragon persuade tous les habitants de la terre de dresser une image à la « Bête », de l'adorer, c'est-à-dire de se soumettre à elle sans réserve, et qu'il fait, dans ce but, de grands prodiges. (Apocalypse XIII, 13-15.)     

Dites-moi, en toute sincérité : de qui ces choses peuvent-elles être dites, sinon d'un clergé inique et pervers, 
comme le sera celui prédit pour les derniers temps ? (Note : Ben-Ezra a donc bien prophétisé pour notre époque, notre temps actuel ! Et c’est ce que révèle justement le vrai troisième secret de Fatima que les autorités  vaticanes n’ont jamais voulu divulguer car il les condamnait toutes dans leur orientation prise depuis le Concile de Vatican II. Effectivement, cette prophétie de Notre Dame de Fatima condamne explicitement cette orientation diabolique de la Hiérarchie de l’Eglise, cette "Bête" aux deux cornes semblables à celles d’un agneau, mais qui parlait comme un dragon.)

Nos commentateurs eux-mêmes sont obligés d'admettre ceci, et le concèdent, en partie du moins. Mais, si l'on concède la partie, quelle raison donner pour ne pas admettre le tout ? Dans l'obligation où ils se trouvent de donner son véritable nom à la deuxième « Bête » (au chapitre XIX de l'Apocalypse, v. 20, n'est-elle pas appelée : le faux-prophète ?), ils conviennent, cependant, que cette « Bête » pourra être quelque évêque inique, animé d'une malice diabolique, et qui aura fait alliance avec l'Antichrist [ c'est-à-dire avec la première bête]. Mais ce singulier évêque [ ou même pape ] (qu'on l'imagine aussi criminel, aussi astucieux, aussi diabolique que l'on voudra), pouvez-vous imaginer que, pendant le court espace de temps de trois ans et demi mis à sa disposition, il sera en mesure de séduire et de persuader tous les habitants de la terre ? Ceci ne passe-t-il pas toutes les limites du croyable ?  

Si, au moins, pour accréditer cette extraordinaire idée, il y avait quelque claire révélation dans l'Écriture, je soumettrais, sans hésitation ma raison à l'obéissance de la foi. Mais, en l'absence d'une telle révélation, - cette idée étant, au contraire, en désaccord avec ce que dit l'Écriture sur le sujet, - il faut prendre un autre parti : Il faut simplement reconnaître que ce qui ne peut se concevoir comme étant le fait d'un seul individu peut parfaitement se comprendre d'un corps moral, d'une collectivité à l'œuvre dans le monde entier ; et cela se conçoit parfaitement du clergé lui-même, j'entends dans sa grande majorité, vu le relâchement et la tiédeur qui régneront dans ces tristes temps.

 

Pour que soit formelle l'apostasie de la foi chrétienne, il suffira que le clergé se trouve dans les mêmes dispositions de cœur et d'esprit que le clergé hébreu contemporain du Christ, c'est-à-dire qu'il soit tiède, sensuel, mondain, préoccupé avant tout des affaires de ce monde et de ses ambitions terrestres.

 

Telle est, semble-t-il, la signification de la métaphore : « Je vis une autre « Bête » monter « de la terre ». Il est ajouté que l'apôtre, lui, vit « deux cornes semblables à celles d'un agneau ». Cette similitude semble être un signe distinctif du sacerdoce ; elle ne peut convenir qu'à lui seul. En sorte que, de même que les cornes de la première « Bête » signifient visiblement : pouvoir, force, armes du bras séculier [Puissance et Autorité temporel], dont elle se servira pour frapper et faire trembler toute la terre, de même les cornes de la seconde « Bête », semblables à celles d'un agneau, ne peuvent signifier autre chose que les armes, ou la puissance, du pouvoir spirituel, des autorités ecclésiastiques, armes qui, justement parce qu'elles ne suggèrent ni violence, ni terreur, sont d'autant mieux faites pour persuader les hommes [pour mieux les tromper et les séduire].     

Mais cette « Bête », sous des apparences de douceur et de bonté, propres à gagner le respect et la confiance, cache en réalité une arme d'une subtilité terrible : la langue. Cette langue n'est pas celle d'un agneau, c'est la langue d'un dragon, du Diable, du Séducteur ! Ce que signifie cette image, ce à quoi elle fait manifestement allusion, vous pouvez le trouver au chapitre III de la Genèse.     

Là, vous entendrez parler le dragon, là vous serez témoin de son procédé, par suite, vous comprendrez aisément le mode d'action de la « Bête » aux deux cornes, dans les derniers temps. (Et ces derniers temps sont arrivés puisque nous sommes en pleine apostasie, car la Rome actuelle infiltrée par la franc-maçonnerie, non pas l'Eglise, car Rome n'est pas à elle seule toute l'Eglise, en refusant d'obéir au Ciel, est en train de mener des millions d’âmes en enfer en éteignant le peu de foi qu’il y avait encore chez certains).   

De même que le Dragon, au jardin d'Éden, parle à la femme et la séduit, de même, dans les derniers temps, la « Bête » aux deux cornes parlera, elle parlera le langage du dragon. Langage insinuant et malin, artificieux et doux, avec lequel elle abusera de la confiance et de la simplicité des hommes ; et, paraissant chercher leur bien, elle les livrera aux loups, c'est-à-dire la première Bête, pour les obliger à être initiés (non pas par la persécution physique, mais par la séduction diabolique) à son mystère d'iniquité [c’est-à-dire aux idéaux lucifériens de la franc-maçonnerie].

Et s'il se trouve des hommes assez avertis pour flairer le piège, ou d'assez vertueux pour résister à la tentation [et il y en aura, c'est une certitude, puisque le Christ nous a prévenus] on usera à leur égard des armes mises à la disposition du pouvoir spirituel, ou des « cornes » de l'agneau. Ces récalcitrants seront séparés des autres, ils seront boycottés, nul ne pouvant leur acheter ou leur vendre tant qu'ils n'auront pas donné publiquement quelque marque d'obéissance à la première « Bête ».

 

 

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La marque et le nombre de la "Bête"

 

 

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27/10/2013
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