Vie-Nouvelle

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Troisième partie : 3ème chapitre


  

L'Antichrist dans l'Apocalypse

 

 

 

Si nous lisons toute l'Écriture dans l'intention bien arrêtée d'y chercher l'Antichrist et de comprendre ce grand mystère, je suis intimement persuadé que nous ne trouverons sur lui nulle part autant que dans l'Apocalypse, dernier livre de l'Écriture, des notions claires et détaillées. Ce livre divin, l'Apocalypse, — que d'autres en pensent ce qu'ils veulent, — est la plus admirable des prophéties. Elle a manifestement pour objet les temps consécutifs à la venue du Seigneur. Elle prédit tous les principaux événements qui doivent immédiatement précéder, et suivre, celle-ci. On y trouve une description grandiose de l'apparition de Jésus-Christ en majesté et en gloire. On y trouve, enfin, annoncés, les événements qui accompagneront et suivront cette venue.      

Le titre du livre indique bien son objet, son but déterminé : Révélation de Jésus-Christ. Ce titre, jusqu'à maintenant, n'a été pris que dans un sens passif, comme s'il voulait dire une révélation que le Christ aurait faite à quelqu'un et relative à des faits cachés et à venir.       

Mais j'ai beau lire et relire ces paroles, les relire également dans les épîtres de saint Paul et de saint Pierre, jamais je ne leur trouve un sens passif. Bien au contraire. Une fois, une seule fois, saint Paul, à propos d'une certaine chose, dit qu'il reçut par révélation de Jésus-Christ l'Évangile qu'il prêchait (Galates I, 12).
 Mais, en dehors de ceci, l'expression : Révélation de Jésus-Christ, signifie toujours : 

La manifestation, la venue du Seigneur que nous attendons.

 

Tous les commentateurs, au reste, sont d'accord que le livre de l’Apocalypse vise, dans sa plus grande partie, LA VENUE DU MESSIE EN GLOIRE ET MAJESTÉ.  Ce sujet, il ne leur est du reste pas possible de ne pas l'admettre. S'ils ne l'admettent pas pour la totalité du livre, c'est que leurs principes s'y opposent. Ils se sont donc efforcés d'arriver par un chemin ou par un autre, à faire cadrer une bonne part de ces prophéties avec l'histoire de l'Église. Le résultat a d'ailleurs été insignifiant. Il a plutôt apporté la preuve décisive que ce livre, en réalité, n'avait rien de commun avec ce que l'on y a cherché, ou ce que l'on prétend y avoir trouvé.

La meilleure démonstration qu'une prophétie est vraie, c'est le fait qu'elle s'accomplit.
 Elle n'a besoin, pour s'imposer, ni d'ingénieux efforts, ni de discours alambiqués. L'accomplissement suffit. Confronté avec la prophétie, l'événement persuade avec clarté que celle-ci parlait de lui et le désignait bien. 

Se référant à certains événements importants, survenus dans le monde depuis que l'Apocalypse a été écrite, les commentateurs montrent les passages du livre où ils les voient annoncés. Mais, après un examen attentif de ces passages et de leur contexte, après une comparaison minutieuse avec les événements qu'ils ont la prétention d'annoncer, franchement, on doit convenir qu'il n'y a entre eux pas même le plus lointain rapport, malgré les prodiges d'habileté tentés pour les rapprocher, les identifier. Aucune superposition n'est possible.

Il n'est donc pas seulement probable, il est certain, que l'Apocalypse, à l'exception des trois premiers chapitres, est la plus merveilleuse des prophéties consacrées à l'apparition et à l'avènement du Seigneur.
 Les mots par lesquels elle commence, de même que la salutation qui les suit, confirment pleinement cette déclaration : « Voici, il vient sur les nuées du ciel, et tous les yeux le verront. »  

Ce point important réglé, revenons à l'Antichrist.    

Du moment où cette prophétie a pour premier objet et pour thème principal la venue du Christ en gloire et en majesté, on peut s'attendre à ce que tout ce qui concerne cette question y soit exposé et expliqué avec une admirable science et une sagesse toute divine. Et point n'est besoin, en la lisant, d'une intelligence exceptionnelle pour y relever de très fréquentes et de très vivantes allusions à toute l'Écriture, aux livres de Moïse, par exemple, et spécialement l'Exode, au livre de Josué, des Juges, aux Psaumes, aux livres des Prophètes, particulièrement ceux d'Isaïe, de Jérémie, d'Ézéchiel, de Daniel, auxquels l'Apocalypse emprunte non seulement leurs mystères, mais même leurs expressions, souvent leurs mots.

Le châtiment de l'Antichrist devant être, comme tout le monde l'admet, l'un des principaux événements précédant la venue du Christ, on peut s'attendre à trouver dans l'Apocalypse la somme de tous les enseignements et de toutes les prédictions de l'Écriture à ce sujet.

C'est en effet le cas.         

Toutes les allusions à l'Antichrist, éparpillées au cours des pages du Saint Livre, sont, ici, rapportées et groupées, formant un même tableau ; elles s'ordonnent, elles s'expliquent, elles s'éclairent, par d'autres prophéties plus spéciales, et qui ne se trouvent pas ailleurs. Cherchons donc l'Antichrist dans l'Apocalypse.       

En fait, les commentateurs sont unanimes à reconnaître l'Antichrist dans l'effrayante « Bête » aux sept têtes et aux dix cornes, dont une partie de la description se trouve au chapitre XIII, et, à la fin, au chapitre XIX du livre de saint Jean.
      

Mais, cette « Bête », avec toutes les particularités qu'on en rapporte, 
comment peut-on imaginer qu'elle puisse représenter une personne ?


Vous pouvez consulter les docteurs les plus savants, les plus ingénieux, qui ont expliqué l'Apocalypse, c'est chez eux que vous constaterez l'absolue impossibilité d'une telle solution.
 Oui, toute leur habileté, leur incontestable science, ne font que souligner l'illogisme, l'incohérence, l'obscurité, d'un pareil point de vue.  

D'abord, ils prétendent, mais sans entrer dans les détails, que cette « Bête » n'est autre que l'Antichrist, dont les efforts et dont le règne sont dépeints et prédits par cette terrible image.
 Mais, comme dans leur système cet Antichrist ne peut être qu'un individu, ils sont obligés de l'affubler de sept têtes et d'expliquer ce que sont ces sept têtes.

Ils ont à l'agrémenter de sept cornes, toutes couronnées, et à expliquer ce que sont ces cornes, et aussi d'autres particularités de la « Bête ». L'embarras de ces explications augmente encore si, considérant attentivement, et dans son ensemble, la « Bête » de l'Apocalypse, nous demandons que l'on nous montre en elle, avec clarté, la personne même de l'Antichrist. C'est la Bête elle-même, nous disent les uns. Les sept têtes, nous disent les autres, sont sept rois vassaux que l'Antichrist a vaincus et humiliés. Mais, la personne même de l'Antichrist, insiste-t-on, quelle peut-elle être ? Ou bien c'est le tronc seulement du corps de la Bête, sans aucune tête (ce qui ne peut être appelé « Bête » sans une totale impropriété d'expression), ou bien il manque ici une autre tête plus élevée que les autres et les dominant.  

La gêne des docteurs augmente ; leurs efforts pour dissimuler leur confusion redoublent ; aussi, n'hésitent-ils pas à se contredire en disant que l'une des sept têtes est la personne même de l'Antichrist.  

Très bien...
 Mais on vient de nous dire que ces sept têtes sont les sept rois qu'il a vaincus... En sorte que l'Antichrist serait à la fois les sept rois soumis à l'Antichrist, et l'un de ces sept... En même temps qu'ils sont sept, ces rois ne sont que six. Inextricable problème dont la solution relève de la plus haute mathématique !    

Vraiment, sous quelque angle que soit examinée cette explication, elle est inintelligible. D'une part, la « Bête » aux sept têtes et aux dix cornes est l'Antichrist ; d'autre part, l'Antichrist n'est que l'une des têtes de cette « Bête ». D'autre part, les sept têtes sont sept rois subjugués par l'Antichrist ; d'autre part, l'Antichrist lui-même est l'un de ces sept rois.

D'une part, les dix cornes sont dix rois couronnés qui servent l'Antichrist ; d'autre part, on n'en trouve plus que sept après que l'Antichrist a fait mourir trois d'entre eux qui lui refuseraient, en tant que cornes, l'obéissance (Corne en  langage symbolique signifie puissance, autorité). 

Que de contradictions, que de confusion, que d'obscurité ! La raison ? La raison ne peut évidemment provenir que de la fausseté du principe sur lequel tout le système d'interprétation repose, à savoir que l'Antichrist est une personne.

 

 

 

 

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Vraie notion scripturaire de l'Antichrist

 

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27/10/2013
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