Vie-Nouvelle

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Notre Seigneur est né un 25 décembre ! L'Ecriture Sainte, la Tradition de l'Eglise et les manuscrits de Qumrân le prouvent.

 Nous vous souhaitons un heureux et saint NOËL. Que Notre Dieu Miséricordieux vous bénisse ainsi que les personnes qui vous sont chères et que la Lumière de NOËL brille dans vos coeurs. 

 

 

 

 

   L'Église n'a rien inventé, elle a tout préservé....

 

 

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  Notre Seigneur Jésus-Christ naquit à Bethléem un 25 décembre.

 

La Bible le prouve ;

la Tradition de l'Eglise l'assure ;

 

et les manuscrits de la Mer Morte l'authentifient !

 

 

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"Mon peuple périt faute de connaissance"
(Osée 4, 6).

 

 

Préambule

 

Combien de fois n'avons-nous pas entendu que le Christ n'était pas né un 25 décembre ! Que Noël, fêté le 25 décembre, était une fête païenne qui avait remplacé une fête polythéiste fondée sur un mythe et que l'Eglise Catholique avait décidé de célébrer la naissance du Christ pendant le solstice d'hiver pour essayer de faire de cette fête populaire païenne une fête chrétienne, etc., etc.

 

Eh bien, aussi paradoxalement que cela puisse paraître, ce sont de nombreux chrétiens (non catholiques précisons-le) qui, au cours de ces 200 dernières années et aujourd’hui en particulier sur le net, véhiculent de telles inepties, ce qui prouve malheureusement leur ignorance biblique ! Alors qu’ils se disent disciples du Christ ; alors que, disent-ils, leur foi est basée sur les Saintes Ecritures uniquement (Sola scriptura), etc., etc., ils ne s’aperçoivent pas, même deux mille ans après la venue du Rédempteur, qu’ils sont complètement à contre courant des révélations bibliques !!! Ils ne s’aperçoivent pas qu’ils sont entrés dans le jeu des antichrists qui nient l’inspiration des Saintes Ecritures ! Ils vont même jusqu’à certifier et écrire que les chrétiens qui célèbrent Noël le 25 décembre, donc la Nativité du Rédempteur, commettent un blasphème puisqu’il s’agirait, selon eux toujours, d’une fête païenne ! 

 

Certains chrétiens de notre 21ème siècle, alors  « qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence » comme le disait l’apôtre Paul (cf Rm 10, 2), vont jusqu’à réitérer certaines niaiseries d’Adam Clarke, théologien méthodiste britannique et érudit biblique du 18ème siècle.

 

Concernant Luc 2,8-11 : « Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : « Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »

 

Voici le commentaire d'Adam Clarke :

 

 

« Comme ces bergers n'avaient pas encore ramené au bercail leurs troupeaux, on peut en déduire que le mois d’octobre n'avait pas encore commencé, et que, par conséquent, notre Seigneur n'est pas né le 25 décembre – date où plus aucun troupeau n'est dans les champs. Fort de cet indice, l’idée d'une nativité au mois de décembre devrait être abandonnée »

 

Adam Clarke pensait donc qu'il faisait trop froid en cette période pour que des bergers puissent passer les veilles de la nuit aux champs avec leur troupeau. Adam Clarke peut encore être excusé de cette balourdise intellectuelle. En effet, homme du 18ème siècle n’ayant certainement jamais été en Israël et ne connaissant que la météo de son pays, l’Irlande du Nord, et des pays limitrophes, il pensait probablement, du moins c'est l'impression qu'il nous donne, que la météo du mois de décembre en Irlande était semblable à celle qui se trouvait en Israël à près de 6000 km de chez lui! Or, au mois de décembre en Israël la température peut monter jusqu’à 27°c. Actuellement il fait 22°c à Bethléem, tandis qu’en Irlande du Nord la température n’est que de 6°c.

 

Mais ceux qui sont inexcusables ce sont les chrétiens d’aujourd’hui qui ont Internet et les informations des satellites et qui malgré tout réitèrent les niaiseries du 18ème siècle d’Adam Clarke ! Eh bien oui, même le plus inculte de nos jours sait très bien (en s’informant sur le net) que les températures d’un pays qui se situe dans le nord-ouest de l'Europe comme l’Irlande et celles d’un pays situé sur la côte orientale de la mer Méditerranée au Proche-Orient comme Israël ne sont absolument pas les mêmes !

 

Alors OUI, même en décembre (Kislév & Tévét pour le calendier juif) les bergers de la contrée de Bethléem pouvaient passer les veilles de la nuit aux champs et garder leur troupeau, car il devait très certainement, comme aujourd'hui même, faire très doux en ce mois de décembre (Kislév & Tévét)  d’il y a 2000 ans…. puisque cela est écrit dans le Saint Evangile c’est qu’il devait faire beau temps ! Comme quoi beaucoup de chrétiens ne croient même plus aux écrits des Evangiles. De plus, le texte exact de Luc précise que les bergers faisaient des tours de garde, ce qui indiquerait qu'en cette période de décembre (Kislév & Tévét) les nuits étaient plus longues, et l'on peut même penser que les bergers se reposaient avant et après leur garde dans une petite cabane ou tente de berger comme celles-ci :

 

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Tout ce petit détour pour vous dire que beaucoup trop de chrétiens gobent tout et n’importe quoi sans discernement tant que cela soit ANTICatholique ! Cette invective de Jésus à l’encontre des scribes et pharisiens hypocrites leur va comme un gant : « Guides aveugles que vous êtes ! Vous avez soin de filtrer vos boissons pour éliminer tout moucheron, et le chameau, vous l’avalez tout entier. » (Mt 23, 24) 

 

He bien ceux-là mêmes qui se réclament de la foi biblique, NIENT ou rejettent par ignorance des Ecritures Saintes, les Vérités révélées par Notre Seigneur, et sans le savoir, ils deviennent la courroie de transmission des négateurs de La Parole de Dieu !

 

Or, le jour, le mois et même l’année de la Naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ sont tous révélés par les recoupements de passages bien précis que la Bible nous offre !

 

 

Saint Jean Chrysostome en a fait, entre autres, la démonstration en l’an 386 (!!!), il y a donc déjà 1631 ans ! C’est donc à partir de son homélie sur la Nativité de Notre Seigneur que nous présenterons cet article en encadrant et en soulignant certains détails que nous devrons retenir pour saisir pleinement sa démonstration implacable. Et nous terminerons par les découvertes des manuscrits de la Mer Morte, également appelés manuscrits de Qumrân (ensemble de parchemins et de fragments de papyrus principalement en hébreu, mais aussi en araméen et en grec, mis au jour entre 1947 et 1956) qui authentifient la Tradition bimillénaire de l'Eglise. Et pour ceux que cela intéressent, en fin d'article vous seront proposés plusieurs liens d'où proviennent nos sources et où la question est scientifiquement analysée.

 

 

 

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"Alors il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Écritures" 

 

(Luc 24, 45)

 

 

 

 

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Discours de saint Jean Chrysostome à Antioche 

le 25 décembre de l'année 386 

 

SUR LA FÊTE DE LA NATIVITÉ

DE NOTRE-SEIGNEUR, JÉSUS-CHRIST 

 

 

 

Le jour même de Noël en l'année 386,

Jean Chrysostome entreprend de 

prouver que de Jésus-Christ est

bien né le 25 décembre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Discours de Jean Chrysostome : 

 

Source et texte complet :  Abbaye Saint Benoît

 

 

Que désirez-vous donc d'entendre aujourd'hui, et de quoi vous parlerons-nous, sinon de la fête même ? Je sais que les esprits sont encore partagés à son sujet, que les uns l'attaquent, les autres la défendent ; que ceux-ci lui reprochent d'être nouvelle et récente, d'avoir été introduite de nos jours ; que ceux-là, au contraire, prétendent qu'elle est fort ancienne, puisque les prophètes ont prédit fort anciennement la naissance du Sauveur, et que le jour marqué pour cette divine naissance a été célèbre et répandu chez tous les peuples, depuis la Thrace jusqu'au détroit de Gadès. C'est donc là ce qui va faire la matière de cet entretien ; car, si vous témoignez un tel empressement pour une fête sur laquelle on conteste encore, il est clair que vous serez beaucoup plus empressés à la célébrer quand elle vous sera plus connue, quand une plus ample instruction vous inspirera une plus vive affection pour elle. 

 

Trois raisons nous feront connaître que c'est vraiment aujourd'hui [le 25 décembre] le jour où est né Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Verbe de Dieu.

 

Première raison

C'est que partout où la fête a été annoncée, elle a fleuri aussitôt, elle a pris les plus grands accroissements ; et ce que Gamaliel disait de la prédication: « Si c'est l'ouvrage des hommes, elle se détruira; si elle vient de Dieu, vous ne pourriez la détruire, et vous seriez en danger de combattre contre Dieu même » (Act. V, 38, 39), je ne crains pas de l'appliquer à la fête présente, et de dire : C'est parce qu'elle vient de Dieu que non-seulement elle n'a pas été abolie , mais qu'elle fait tous les ans de nouveaux progrès, qu'elle devient de plus en plus célèbre. Quant à la prédication, elle s'est emparée en peu d'années de toute la terre, quoique ce ne fussent que des ouvriers en tentes, des pêcheurs, des hommes sans sciences et sans lettres, qui la portassent partout. Mais la faiblesse de ceux qui annonçaient la parole ne lui enleva rien de sa force, parce que la puissance du Dieu qu'elle annonçait subjuguait tout avec promptitude, triomphait de tous les obstacles, et exerçait partout son empire.

 

 

Seconde raison

Si l'on combattait ma première preuve, et si l'on refusait de l'admettre, je puis en fournir une seconde. Quelle est-elle ? Elle est tirée du dénombrement dont les Evangiles font mention. Vers ce temps, dit saint Luc (II, 1-17), on publia un édit de César Auguste, pour faire un dénombrement des habitants de toute la terre. Ce premier dénombrement fut fait par Cyrinus, gouverneur de Syrie. Tous allaient pour se faire enregistrer, chacun dans sa ville. Joseph partit aussi de la ville de Nazareth, qui est en Galilée, et se rendit en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, pour se faire enregistrer avec Marie son épouse, qui était enceinte. Pendant qu'ils étaient en ce lieu, il arriva que le temps auquel elle devait accoucher s'accomplit. Elle enfanta son fils premier-né, l'emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait point de place pour eux dans l'hôtellerie; d'où il est clair que Jésus-Christ est né lors du premier dénombrement.

 

Or, si l'on veut connaître avec exactitude l'époque de ce dénombrement, on peut consulter les anciens registres déposés dans les archives de Rome. Oui, ce sont les habitants eux-mêmes qui, célébrant la fête depuis longtemps et d'après une longue tradition, nous ont transmis cette connaissance,  car l'Evangile ne se borne pas à indiquer le temps en général, mais il parle de manière à nous faire connaître clairement  le jour de la naissance du Sauveur, et à faire éclater la sagesse de Dieu dans l'exécution de ses desseins.

 

Non, ce n'est pas de son propre mouvement, ce n'est pas de lui-même qu'Auguste a publié son édit, mais parce que Dieu lui en a inspiré le projet, pour qu'il servît sans le savoir à la naissance de son Fils unique. Et en quoi, direz-vous, l'édit d'Auguste contribue-t-il à préciser le temps où Dieu s'est fait homme ? Il y contribue sans doute, et non d'une manière commune et peu sensible, mais comme un des moyens essentiels et un des principaux ressorts de cette opération divine. Comment cela? La Galilée est un pays de la Palestine, et Nazareth est une ville de la Galilée ; ensuite il est un pays appelé la Judée, du nom de ses habitants, dont une des villes est Bethléem. Tous les prophètes avaient prédit que le Christ sortirait, non de Nazareth, mais de Bethléem, et qu'il naîtrait dans cette dernière ville. Voici leurs propres paroles: « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es pas la dernière d'entre les principales villes de Juda ; car c'est de toi que sortira le chef qui conduira mon peuple d'Israël. » (Mich. V,2 ; Matth. II, 7.) Lorsqu'Hérode demanda aux Juifs où le Christ naîtrait, ils lui citèrent cette même prophétie en témoignage. Voilà pourquoi, « Philippe ayant annoncé à Nathanaël qu'ils avaient trouvé Jésus de Nazareth : Nathanaël répondit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? » (Jean, I, 45.) Or Jésus-Christ dit de lui : « Voilà un vrai Israélite, un homme sans artifice. » (Ibid. 47.) Et pourquoi lui a-t-il donné cet éloge ? C'est parce qu'il ne s'est point laissé prendre par l'annonce de Philippe, mais qu'il savait parfaitement que le Christ devait naître non à Nazareth, ni dans la Galilée, mais dans la Judée et à Bethléem ; ce qui arriva réellement. Comme Philippe ignorait cette circonstance, et que Nathanaël, docteur de la loi, sachant que le Christ ne naîtrait point à Nazareth, lui avait fait une réponse conforme à la prophétie dont nous avons parlé plus haut, et voilà pourquoi Jésus-Christ dit de lui : Voilà un vrai Israélite, un homme sans artifice. C'est là encore pourquoi quelques Juifs disaient à Nicodème : « Considérez et voyez qu'il n'est jamais sorti un prophète de Galilée. » (Jean, VII, 52.) Il est encore dit ailleurs : « Le Christ ne vient-il pas de la ville de Bethléem, d'où était David ? » (Ibid. 42.) En un mot, c'était l'opinion générale que le Christ devait sortir de cette ville, et non de Galilée.

 

Ainsi, comme Joseph et Marie, citoyens de Bethléem, avaient abandonné cette ville pour aller s'établir à Nazareth, où ils vivaient (car il n'est pas rare de voir des personnes abandonner les villes où elles sont nées pour aller s'établir dans d'autres dont elles ne sont pas originaires) ; comme, dis-je, Joseph et Marie avaient abandonné Bethléem, et que le Christ devait naître dans cette ville, Auguste publia un édit qui, dans les desseins du Seigneur, les fit retourner malgré eux à Bethléem. En effet, l'ordonnance qui signifiait à chacun de se faire enregistrer dans sa patrie les força à partir de Nazareth et à se rendre à Bethléem. C'est donc ce que voulait faire entendre l'Evangéliste, lorsqu'il disait : « Joseph partit aussi de la ville de Nazareth qui est en Galilée, et se rendit en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, pour se faire enregistrer avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Pendant qu'ils étaient en ce lieu, il arriva que le temps auquel elle devait accoucher s'accomplit, et elle enfanta son fils premier-né. » (Luc, II, 4-7.)

 

 

Troisième raison

Vous voyez, mes frères, que Dieu se sert également des fidèles et des infidèles pour l'exécution de ses desseins, afin que les ennemis de son culte apprennent quelle est sa force et sa puissance. Un astre du ciel fait partir les mages de l'Orient (Matth. II, 1-2) ; un édit de l'empereur ramène Marie dans sa patrie marquée par les prophètes. Il résulte de ceci que la Vierge était de la famille de David, ce que d'ailleurs l'Evangéliste nous a appris plus haut en disant : « Joseph partit de la Galilée avec Marie, parce qu'il était de la maison et de la famille de. David. » (Luc, II, 4.) Car, après avoir rappelé toute la généalogie de Joseph sans dire un mot de celle de la Vierge, il ajoute, pour prévenir toute objection et empêcher qu'on ne dise : qu'est-ce qui prouve que la Vierge descendait de David : « Vers le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée nommée Nazareth à une vierge qu'avait épousée un homme nommé Joseph, de la maison de David. » (Luc, 1, 26, 27). Ces mots « de la maison de David »  doivent être pris comme ayant été dits de la Vierge, ce qui se voit ici d'une manière évidente. Voilà pourquoi fut publié l'édit qui les ramenait à Bethléem.

 

Dès qu'ils sont entrés dans la ville, Jésus vient au monde, est couché dans une crèche, parce qu'il y avait un grand concours de peuple, et qu'il était difficile de trouver un logement. C'est dans cette crèche que les mages l'adorèrent. Mais, afin de vous fournir des preuves plus claires encore et plus évidentes, élevez-vous avec moi, je vous prie; je vais parcourir d'anciennes annales et rappeler des usages antiques, afin d'établir de toute part ce que j'ai avancé.

 

Il était une loi ancienne chez les Juifs... Mais il faut remonter encore plus haut. Lorsque le Seigneur eut délivré les Hébreux de la tyrannie d'un prince barbare et de tous les maux qu'ils soutiraient en Egypte, voyant qu'ils avaient conservé les restes d'un culte impie, qu'ils étaient follement attachés aux objets visibles, frappés de la grandeur et de la beauté des temples, il leur en fit construire un qui effaçait tous les temples du monde, non seulement par la richesse de la matière et par le travail de l'art, mais encore par la beauté de son architecture. […]

 

Ainsi Dieu, leur fit construire un temple sur le modèle du monde entier visible et intelligible. En effet, comme la terre et le ciel sont séparés par le firmament que nos yeux aperçoivent, il voulut de même qu'un voile divisât son temple en deux parties, de sorte que tout ce qui était en deçà du voile fût accessible à tout le peuple, et que ce qui était au delà ne pût être ni approché ni regardé que par le souverain pontife. Et pour preuve que ce n'est point là une simple conjecture de notre part, mais que le temple avait été vraiment construit sur le modèle du monde entier, écoutons ce que dit saint Paul lorsqu'il parle de Jésus-Christ qui est monté au ciel : « Jésus-Christ, dit-il, n'est pas entré dans un sanctuaire fait de la main des hommes, figure du véritable » (Héb. IX, 24). Le sanctuaire matériel était donc la figure du véritable. Mais écoutez comment il fait entendre que le voile séparait le Saint des saints des autres objets du temple, comme le ciel que nous voyons sépare le ciel supérieur de tous les objets terrestres ; écoutez, dis-je, comment il le fait entendre en donnant au ciel visible le nom de voile. Après avoir dit de l'espérance qu'elle est pour notre âme une ancre ferme et assurée, il ajoute « qu'elle pénètre jusqu'au sanctuaire qui est au delà du voile où Jésus, comme précurseur, est entré pour nous, c'est-à-dire jusqu'au ciel le plus élevé. » (Ibid. VI, 19, 20.)

 

Vous voyez comme il donne le nom de voile au ciel visible. En deçà du voile étaient le chandelier, la table, l'autel d'airain pour les sacrifices et les holocaustes; au delà du voile était l'arche toute couverte d'or, laquelle renfermait les tables d'alliance, une urne d'or, la verge d'Aaron aux verts rameaux, et l'autel d'or, non des sacrifices et des holocaustes, mais des parfums seulement. Tout le monde pouvait entrer dans la partie qui était en deçà du voile, celle qui était au delà n'était accessible qu'au souverain pontife. J'invoquerai encore ici le témoignage de saint Paul : « Là première tente, dit-il, renfermait les règlements du culte divin et le sanctuaire commun. » (Ibid. IX, 1.) Il appelle « sanctuaire commun » la tente extérieure, parce que tout le monde pouvait y entrer. « Il y avait dans ce sanctuaire le chandelier, la table, les pains de proposition. Après le second voile, était le tabernacle appelé le Saint des saints, où il y avait un encensoir d'or, l'arche d'alliance toute couverte d'or, laquelle renfermait une urne d'or pleine de manne, la verge d'Aaron qui avait fleuri, et les tables d'alliance. Au-dessus de l'arche étaient des chérubins de gloire qui couvraient le propitiatoire de leurs ailes. Les choses étant ainsi disposées, les prêtres qui exerçaient le saint ministère entraient en tout temps dans le premier tabernacle; mais il n'y avait que le souverain pontife qui entrât dans le second, seulement une fois l'année, et non sans y porter du sang qu'il offrait pour lui-même et pour les péchés du peuple. » (Ibid. IX, 7.) Vous voyez que le grand prêtre seul entrait dans le second sanctuaire, et seulement une fois l'année.

 

Et qu'est-ce que cela, direz-vous, a de commun avec la fête présente? Attendez un peu; calmez votre impatience. Je reprends les choses dès leur origine, et je vais les amener jusqu'au moment de leur entier accomplissement, afin que la vérité vous soit bien connue. Pour ne pas cacher trop longtemps ma pensée sous le voile de l'expression, pour ne pas donner non plus trop de développements à mes idées, dans la crainte de fatiguer votre attention, vous allez voir enfin la raison pour laquelle je suis entré dans tous ces détails.

 

 

Conclusion :

 

Il y avait six mois qu'Elisabeth était enceinte de Jean, lorsque Marie conçut le Sauveur du monde ; si donc nous pouvons savoir quel était ce sixième mois, nous saurons dès lors le temps de la conception de Marie. Le temps de la conception nous étant connu, nous saurons quel a été celui de l'accouchement, en comptant neuf mois depuis la conception.

 

 

Or, comment saurons-nous quel était le sixième mois de la grossesse d'Elisabeth ? Nous le saurons si nous pouvons découvrir dans quel mois elle conçut le fils dont elle était enceinte. Et comment connaîtrons-nous ce mois ? Si nous savons dans quel temps Zacharie, dont Elisabeth était l'épouse, reçut cette heureuse nouvelle. Et par où serons-nous assurés de cette époque ? Par les divines Ecritures, en consultant le saint Evangile qui dit que Zacharie était dans le Saint des saints, lorsque l'ange lui annonça l'heureuse nouvelle, et lui prédit la naissance de Jean. Si donc il est montré clairement par les Ecritures, que le grand prêtre seul n'entrait qu'une fois dans le Saint des saints, dans quel temps il y entrait cette seule fois, et dans quel mois de l'année, le temps où l'heureuse nouvelle fut annoncée à Zacharie sera dès lors constaté ; et ce temps constaté, celui de la conception sera parfaitement connu. 

 

 

 

Source :   Abbaye Saint Benoît

 

 

 

Par les Saintes Ecritures, nous avons donc la certitude que Notre Seigneur Jésus-Christ est né FIN décembre, st. Jean Chrysostome nous en a fait la démonstration. Cependant nous pouvons d’emblée affirmer, même si Jean Chrysostome n'en fait pas expressément mention dans son texte, que la Bible nous donne bien le jour exact de la naissance du Christ, le 25 décembre. C’est ce que Shemaryahu Talmon et Horovitz Henriette ont démontré de manière scientifique dans leurs études respectives.

 

Il nous reste ainsi à préciser le jour exact. C'est ce que nous allons entreprendre maintenant par l'examen des manuscrits de la Mer Morte et d'autres documents historiques. 

  

 

 

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La vie de Jésus mieux comprise
grâce aux manuscrits de Qumrân

 

Les manuscrits de Qumrân jettent un flot de lumières sur l’ensemble de la Révélation. Grâce à eux des événements du Nouveau Testament sont mieux compris.

 

 

 

 

LE 25 DÉCEMBRE DE L’AN 1, JÉSUS NAQUIT À BETHLÉEM

 

 

En 1995, le savant israélien Shemaryahu Talmon a publié une étude sur le calendrier liturgique découvert dans la grotte 4 de Qumrân (4Q321). Il y trouva incontestablement les dates du service au Temple que les prêtres assuraient, à tour de rôle, encore au temps de la naissance de saint Jean-Baptiste et de Jésus. Selon ce document, copié sur parchemin entre les années 50 et 25 av. J.-C., donc contemporain d’Élisabeth et de Zacharie, la famille des Abiyya à laquelle ils appartenaient (Lc 1, 5; cf. 1 Ch 24,10) voyait son tour revenir deux fois l’an, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier essénien, et du 24 au 30 du huitième mois. Cette seconde période tombe vers la fin de notre mois de septembre, confirmant le bien-fondé de la tradition byzantine immémoriale qui fête la “Conception de Jean” le 23 septembre.

 

Or ce fut, comme l’écrit saint Luc, le «  sixième mois  » de la conception de Jean que l’ange Gabriel apparut à la Vierge Marie. À compter du 23 septembre, le “sixième mois” tombe très exactement le 25 mars, en la fête de l’Annonciation. Dès lors, Jésus est bien né le 25 décembre, neuf mois plus tard. Noël n’est donc pas «  la consécration religieuse et cultuelle d’un évènement cosmique, le solstice d’hiver qui marque la régression de la nuit  ». Non  ! Le 25 décembre est l’anniversaire de la naissance du Christ, tout simplement… Une fois de plus la tradition séculaire de l’Église se trouve en parfait accord avec les plus incontournables découvertes scientifiques.

 

 

 

 

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 JÉSUS DE NAZARETH, FILS DE MARIE, EST NÉ DANS LA NUIT DU SAMEDI 24

 

 

AU DIMANCHE 25 DÉCEMBRE DE L’AN +1 DE JÉSUS-CHRIST ;

 

 

L’AN 754 DE ROME ; L’AN 3762 des HÉBREUx

 

 

 

 

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Pour lire ce livre en PDF, cliquer  ici

 

 

Livre d'Horovitz Henriette

 

Ce livre révèle des éléments incontournables qui prouvent que Jésus de Nazareth : 

 

A. est né le dimanche 25 décembre de l'an + 1 de Jésus-Christ / l'an 754 de Rome / l'an 3762 des Hébreux.

 

 

B. fut crucifié le vendredi 25 mars 35 JC / 788 Rome / 3795 Hébreux

 

C. est ressuscité le dimanche 27 mars 35 JC  / 788 Rome / 3795 Hébreux

 


 

 

 

 

 

 

 Celui qui n'a pas NOËL dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d'un arbre.

 

(Roy Lemon Smith) 

 

 

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 Pour celles et ceux qui voudraient approfondir le sujet,

 

voici quelques liens parmi beaucoup d'autres :

 

 

Le Christ est réellement né le 25 décembre ! Les preuves

 

Au sujet de la date de la naissance de Jésus

 

Recherche de l’exactitude du dimanche 25 décembre 754 de Rome (+ 1 de J.C.)

 

Les découvertes de Qumrân

 

 

 

  

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21/12/2017
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