Vie-Nouvelle

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Jésus avait-il des frères et des soeurs de sang ?

 

 

 

 

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Jésus avait-il des frères et des soeurs de sang ? 

 

  

 

 

 

Quand donc arriverons-nous à comprendre que

l'Écriture ne s'explique que par l'Écriture ?!

Cette petite étude biblique, je la soumets à l'examen

de n'importe quelle personne,

Pour autant qu'elle soit sans parti pris

et que les Écritures Saintes soient l’unique référence.

 

 

  

 

Petite introduction

 

Nombreux sont ceux parmi nos frères Protestants qui pensent à tort (nous le démontrerons dans cet article) que Jésus avait des frères et des sœurs de sang. Leur erreur provient d’un manque de compréhension, d’attention aux détails des récits évangéliques, et surtout, d’une obstination incompréhensible face à l’évidence des Ecritures saintes.

Les Évangiles mentionnent, de fait, des frères et des sœurs de Jésus. L’Évangile de Marc note même leurs noms : Jacques et Joset, Simon et Jude (Mc 6,3), mais Matthieu (Mt 27,56) leur attribue comme mère une autre Marie que la mère de Jésus ! Toute la question est donc de savoir quel est le sens exact des termes « frères et sœurs de Jésus » utilisé dans les Évangiles. Et comme ils ne sont pas frères et sœurs de sang de Jésus, de qui donc sont-ils les enfants ? Les Évangiles eux-mêmes nous le disent.

Signalons avant d’aborder cet article, qu’à la différence de Jésus (cf. Mc 6,3), ses « frères » ne sont jamais appelés « fils de Marie », et que Marie, même quand elle se trouve avec eux (Ac 1,14), n’est toujours appelée que « la mère de Jésus » et elle n’est jamais appelée la mère d’un tel ou d’une telle. On notera aussi que, sur la croix, Jésus confie sa mère à Jean et non à ses « frères », ce qui serait étonnant s’ils étaient ses frères de sang...

L’expression « frères de Jésus » revient souvent dans les Évangiles, dès lors certains, abruptement et sans examen, se posent des questions comme celles-ci : Jésus a-t-il eu des frères et sœurs de sang ? N'est-il pas le fils aîné de Marie ? Est-il le seul fils de Marie ? Marie n'est elle pas mère d’une famille nombreuse, etc., etc. ? Toutefois, ces questions ne sont ni légitimes ni justifiées, car elles sont très souvent basées, si pas toujours, sur un a priori hérité, on le devine aisément, d’un anti catholicisme primaire et viscéral.

De plus, ces questions sont le fruit d’une lecture très superficielle des Évangiles, mais surtout, les personnes qui se posent ces questions font l’impasse non seulement de la linguistique sémitique, mais elles omettent aussi de faire le lien avec l’Ancien Testament au sujet de certaines expressions contenues dans les Évangiles telle par exemple celle de « premier-né ».

« Premier-né » qui d’ailleurs nous le verrons plus bas, n’a strictement RIEN à voir avec le fait qu’il serait le premier enfant d’une fratrie ! Car même si l’enfant mâle est unique, il sera TOUJOURS qualifié de « premier-né » selon la Loi de Moïse, parce qu’il est sujet à l'obligation du rachat : « C’est pourquoi je sacrifie au SEIGNEUR tout mâle qui ouvre le sein maternel, mais tout premier-né de mes fils, je le rachète. » (Ex 13,2-15 ; Nb 18,15-16).

Donc Jésus, étant le « premier-né » de sa mère (Lc 2,7), sera présenté au temple pour ce rite (Lc 2,22-24).

Ce genre de débats autour de la question des « frères et sœurs de Jésus » est pour nous Catholiques et pour les Orthodoxes une question qui ne se pose plus depuis plus de 2000 ans ! D’ailleurs cette question ne s’est même jamais posée pour les premiers Chrétiens des temps Apostoliques puisqu’ils étaient sémites et comprenaient parfaitement l’Hébreu et l’Araméen, la langue des Évangiles. Ils savaient ce qu’il en était des « frères et sœurs de Jésus », ils savaient qu’ils étaient soit de la famille proche soit cousins et cousines, mais jamais frères et sœurs de sang.

Cependant, si pour nous Catholiques, ces questions ne se posent pas, par charité fraternelle, nous ne ferons pas l’impasse sur ce thème abordé par un visiteur (Protestant) du site dans l’article Marie Mère de Dieu ?

 

 

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Sujets traités dans cet article :

 

1 «Les frères et les sœurs de Jésus » 

(Marc 6, 3 ; Mt 13, 55 & 56)

 

 

2 « Joseph ne la connut pas
jusqu'au jour où elle enfanta un fils. »
(Mt 1,25)

 

3 « fils premier-né » 

(Luc 2, 7) 

 

 

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Les frères et les sœurs de Jésus 

 

Jésus était  entouré d'une famille très élargie. Ses membres vivaient, comme de nos jours en Orient,  très rapprochés les uns des autres. Ils pratiquaient une grande solidarité familiale, tout en étant très fiers de l'honneur du nom et en ayant le souci de le maintenir intact à travers les générations. Comme il est écrit dans l’introduction, les Évangiles ont été écrits dans un environnement sémitique, notamment, en araméen langue parlée par Jésus. Il faut donc se rapporter aux traditions qui en découlent.

Comme l’hébreu et l'araméen n'ont pas de terme spécifique pour exprimer l'idée de cousin, on recourait souvent au mot « frère » à moins d’utiliser des circonlocutions compliquées comme « fils du frère du père, etc. ».

L'Ancien Testament offre d’abondantes attestations de l'usage du mot « frère » au sens large : Lot et Jacob sont les neveux, respectivement, d'Abraham Gn 11,27; 14,12, et de Laban Gn 29,12 pourtant ils sont appelés leur frère (Abraham-Lot : Gn 13,8; 14,14.16 ; Laban-Jacob : Gn 29,15). Les filles de Celophehad appellent « frères « les frères de leur père alors qu’ils sont leurs oncles : « L’Éternel a commandé à Moïse de nous donner un héritage parmi nos frères. Et on leur donna, selon l’ordre de l’Éternel, un héritage parmi les frères de leur père. » (Jos 17, 4).

De nos jours encore, en arabe, on peut appeler « frère » quelqu'un d'autre que celui de même sang, lorsqu'il existe une personne très proche affectivement ou spirituellement. Il en est de même pour « fils », lorsque cette relation est d'ordre patriarcal, due à la différence d'âge, ou de maître à disciple, ou lorsqu'il s'agit d'une relation spirituelle réciproque de grande proximité.

Ainsi dans le Nouveau Testament, l'expression « frères de Jésus » revient à plusieurs reprises, ce qui peut créer une confusion dans les esprits des néophytes. En effet, ce terme « frère » peut laisser croire que la Vierge Marie aurait eu d'autres enfants que Jésus... Or les Écritures font clairement entendre que Jésus fut le Fils unique de la Vierge Marie.

Nouvel exemple de cet usage : la « sœur » de Marie près de la Croix, qui est sa cousine et non sa sœur de sang : « Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas… » (Jean 19,25). La « sœur » de Marie (la mère de Jésus) est donc AUSSI appelée Marie ! Cette « Marie », femme de Clopas n’était donc pas la sœur de sang de Marie, la mère de Jésus, mais elle était soit sa cousine soit une très proche parente. Et nous verrons aussi plus bas en ce qui concerne les « frères et sœurs de Jésus » qu’ils sont en réalité ses cousins et cousines voire des parents très proches, mais jamais ses frères de sang.

 

Frères de sang ou proches parents (cousins) de Jésus ?

Arrêtons-nous tout d’abord aux évangiles, nous passerons plus bas dans les Actes des Apôtres et dans les épîtres. En Marc 6,3, en Matthieu 13,55 & 56 et en Luc 4, 22, nous lisons :

« N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute. » (Mc 6, 3).

« N’est-ce pas le fils du charpentier? N’est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où lui viennent donc toutes ces choses ? Et il était pour eux une occasion de chute. » (Mt 13, 55-57).

 « Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : « N’est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? » (Luc 4, 22).

On remarquera dans ces trois passages qu’il n’est fait mention que du fils de Marie et de Joseph mais jamais il n’est dit des « frères et sœurs de Jésus » qu’ils sont les fils et les filles de Marie ou de Joseph ! Il fallait le souligner.

Jacques et Joset (Joseph) sont appelés « frères de Jésus », mais ils sont les fils d’une autre Marie !

Ces deux « frères » de Jésus nommés en Mc 6,3 et Mt 13,55 étaient les fils d’une Marie différente de la mère de Jésus. Marc dit en effet : « Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le Petit (ou Mineur) et de Joset…» (Mc 15,40). Cette « Marie » est encore appelée plus loin « Marie, [mère] de Joset » (15,47), puis « Marie [mère] de Jacques » (16,1). Lc 24,10 fait aussi mention de « Marie, mère de Jacques »: « Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques… ». Nous avons ici une mère qui s’appelle Marie et qui est la mère de Jacques le Petit (ou Mineur) et de Joset. Donc, Jacques le Petit (ou Mineur) et Joset ne peuvent pas être les frères de sang de Jésus, mais deux cousins ou de très proches parents.

 « Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala ». (Jean 19, 25) 

Donc, d’après ce verset nous devrions en conclure que la sœur de la mère de Jésus s’appelait également Marie ? Ce serait le comble d’avoir deux sœurs dans une même famille qui auraient le même prénom !!! Nous avons dans ce verset la preuve que le mot « sœur » n’est pas à prendre à la lettre. Cette Marie qui est la femme de Clopas n’est pas la sœur de sang de Marie, la mère de Jésus, mais une proche parente, très certainement une cousine. Ainsi en est-il pour « les frères et sœurs de Jésus », ils ne sont pas frères et sœurs de sang, mais des proches parents, très certainement des cousins et cousines.

Jacques le Majeur et Jacques le Mineur

 Ac 12, 1-2 : « Vers ce temps-là, le roi Hérode mit la main sur quelques membres de l’Église pour les maltraiter. Il fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. » À propos de cette citation scripturaire, il faut se rappeler qu'il y a deux Jacques parmi les Douze  (cf Mt 10, 2-5) : « Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée; Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus. Tels sont les douze que Jésus envoya ».

Jacques le "Majeur"

Le plus âgé des 2 Jacques (tardivement il est dit le Majeur afin de le distinguer de Jacques le Mineur), frère de Jean l'Evangéliste, appelé encore Jacques de Zébédée (cf « les fils de Zébédée « leur père et de Marie Salomé, leur mère qui fut au côté de la Vierge Marie, au pied de la Croix (cf Mt 20, 20 et Mt 27, 56).

Jacques le Mineur

Le second Jacques parmi les Douze est Jacques le Mineur, frère de Jude et comme lui descendant d’Alphée. Or Alphée était parent de Marie, la mère de Jésus, donc Jacques et Jude étaient des cousins ou parents proches de Jésus. Lui et son frère ont été souvent appelés « frères du Seigneur »

Jacques le Mineur devint évêque de Jérusalem et fut lapidé à Jérusalem, mais plus tard. Jacques de Zébédée, frère de Jean l'Evangéliste, meurt tôt : il fut décapité en 44 par Hérode ; c'est à lui que fait référence Ac 12.

Ga 1 : « Ensuite, après trois ans, je montai à Jérusalem rendre visite à Céphas et demeurai auprès de lui quinze jours: (19) je n'ai pas vu d'autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur: (20) et quand je vous écris cela, j'atteste devant Dieu que je ne mens point.» 

L’apôtre Jacques cité ici par saint Paul est le « frère » du Seigneur, Jacques le Mineur, l’évêque de Jérusalem. Il s’agit donc à l’évidence de Jacques le Mineur, fils d’Alphée et cousin de Jésus et non pas frère de sang.

Ga 2 : « Au contraire, voyant que l'évangélisation des incirconcis m'était confiée comme à Pierre celle des circoncis -- (8) car Celui qui avait agi en Pierre pour faire de lui un apôtre des circoncis, avait pareillement agi en moi en faveur des païens -- (9) et reconnaissant la grâce qui m'avait été départie, Jacques, Céphas et Jean, ces notables, ces colonnes, nous tendirent la main, à moi et à Barnabé, en signe de communion: nous irions, nous aux païens, eux à la Circoncision; (10) nous devions seulement songer aux pauvres, ce que précisément j'ai eu à coeur de faire. (11) Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il s'était donné tort. (12) En effet, avant l'arrivée de certaines gens de l'entourage de Jacques, il prenait ses repas avec les païens; mais quand ces gens arrivèrent, on le vit se dérober et se tenir à l'écart, par peur des circoncis «

Ici, l’apôtre Paul évoque les apôtres « colonnes » de l'Église : Jacques, est après Pierre et avec Jean la 3° colonne de la première Église. Même si la chose n’est pas précisée dans l’Écriture, il s’agit à l’évidence de Jacques le Mineur, fils d’Alphée et cousin de Jésus (que l'on nomme aussi « frère du Seigneur »), puisqu'il était alors évêque de Jérusalem et que la scène rapportée ici par Paul se passe plus de quatorze ans après la mort et la résurrection du Christ (Ga 2, 1). Donc Jacques le Majeur, lui, est déjà mort à ce moment-là.

Ac 12, 17 «Mais il leur fit de la main signe de se taire et leur raconta comment le Seigneur l’avait tiré de la prison. Il ajouta : « Annoncez-le à Jacques et aux frères. » Puis il sortit et s’en alla dans un autre endroit. » Confirmation ici du rôle important de ce Jacques dans la première Église. On sait qu’il s’agit là de Jacques le Mineur, cousin de Jésus, puisque cet épisode se passe après la mort de Jacques le Majeur, frère de l’apôtre Jean, précisément tué par Hérode peu de temps avant l’emprisonnement de Pierre (cf Ac 12, 1-17).

Jacques le Mineur fut le premier évêque de Jérusalem :

Ac 15,13-14 : « Quand ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi. Syméon a exposé comment, dès le début, Dieu a pris soin de tirer d'entre les païens un peuple réservé à son Nom » Confirmation encore du rôle important de Jacques (d’Alphée) dans la première Église, en tant qu’évêque de Jérusalem.

1 Co 15, 3-8 : « Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze. Ensuite, il est apparu à plus de 500 frères à la fois -- la plupart d'entre eux demeurent jusqu'à présent et quelques-uns se sont endormis --  ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Et, en tout dernier lieu, il m'est apparu à moi aussi, comme à l'avorton ». Confirmation toujours du rôle important de Jacques dans la première Église. Ici, on peut raisonnablement penser, étant donné le lien de parenté entre Jacques le Mineur et Jésus, qu’il s’agit de Jacques l'évêque de Jérusalem, mais Paul ne le précise pas.

Mc 3, 16-19 : « Il institua donc les Douze, et il donna à Simon le nom de Pierre, puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, c'est-à-dire fils du tonnerre, puis André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, le fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélé, et Judas Iscarioth, celui-là même qui le livra… »

Jacques est fils d’Alphée ; ici l’identité du fils d’Alphée est précisée : « Jacques, fils d’Alphée «…Or, on le voit, il s’agit de celui-là même que l’apôtre Paul nomme « Jacques, le frère du Seigneur » dans Ga 1.

Mt 10, 1-4 : « Les noms des douze apôtres sont les suivants : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère; Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, le fils d'Alphée, et Thaddée; (4) Simon le Zélé et Judas l'Iscariote, celui-là même qui l'a livré.» Confirmation  toujours : Jacques, dit « le Mineur «, est fils d’Alphée. Et cette fois la confirmation vient de l’évangéliste Matthieu.

L'identité de Jacques le Mineur est confirmée par les évangélistes :

Lc 6, 13-16 : « Lorsqu'il fit jour, il appela ses disciples et il en choisit douze, qu'il nomma apôtres : Simon, qu'il nomma Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Judas fils de Jacques, et Judas Iscarioth, qui devint un traître. » Confirmation : Jacques est fils d’Alphée. Ici, la confirmation de l’identité de ce Jacques parfois nommé aussi « frère du Seigneur «, vient de l’évangéliste saint Luc.

Ac 1, 13: « Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.». Confirmation : Jacques est fils d’Alphée.

Mt 27, 55-56 : « Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient à distance, celles-là même qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée et le servaient, entre autres Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph (Joset), et la mère des fils de Zébédée. » Jacques a pour mère, Marie d’Alphée et pour frère Joseph (ou Joset) puisque l’autre Jacques, frère de Jean, est dit par l’Écriture « fils de Zébédée « (cf Mt 4, 21). Il y a donc là, en ce Vendredi Saint, au pied de la Croix, avec la Sainte Vierge Marie, Marie d'Alphée, mère de Jacques le Mineur et Marie (Salomé), mère des «fils de Zébédée», c'est-à-dire de Jacques le Majeur et de son frère Jean.

Mt 13, 53-57 : « Et il advint, quand Jésus eut achevé ces paraboles, qu'il partit de là; et s'étant rendu dans sa patrie, il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle façon qu'ils étaient frappés et disaient : « D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? Celui-là n'est-il pas le fils du charpentier ? N'a-t-il pas pour mère la nommée Marie, et pour frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? D'où lui vient donc tout cela ? » Et ils étaient choqués à son sujet ». Jacques, dont les évangélistes précisent par ailleurs qu’il est « fils d’Alphée »(cf Lc 6, 15 ; Mt 10, 4 et Mc 6, 3) et Joseph se retrouvent bien dans la liste des « frères de Jésus «, ils ne sont donc pas frères de sang de Jésus.

Mc 6, 2-3 : « Le sabbat venu, il se mit à enseigner dans la synagogue, et le grand nombre en l'entendant étaient frappés et disaient : « D'où cela lui vient-il ? Et qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée et ces grands miracles qui se font par ses mains ? Celui-là n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et il étaient choqués à son sujet ». Comme en Matthieu, Jacques et Joseph sont bien les fils d’Alphée et non de Marie et Joseph.

Au pied de la Croix, se tenait aussi la mère de Jacques le Mineur :

Mc 15, 40-41 : « Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le petit (ou le Mineur) et de Joset, et Salomé, qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée ». La mère de Jacques et Joset (Joseph), c'est-à-dire des « fils d'Alphée », est bien au pied de la Croix, selon l’évangéliste Marc.

Mc 15, 47 : « Marie de Magdala et Marie, mère de Joset, regardaient où on l'avait mis ». Marie d’Alphée, mère de Jacques et Joset (Joseph) est à la Croix.

Mc 16, 1 : « Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps ». Marie d’Alphée, mère de Jacques et Joset (Joseph) est aussi au Tombeau vide. Quant à « Salomé », il s'agit de Marie Salomé, femme de Zébédée, le père de Jean l'Evangéliste et de Jacques le Majeur appelés encore les « fils de Zébédée».

Lc 24, 9-11 : « A leur retour du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C'étaient Marie la Magdaléenne, Jeanne et Marie, mère de Jacques. Les autres femmes qui étaient avec elles le dirent aussi aux apôtres ; mais ces propos leur semblèrent du radotage, et ils ne les crurent pas. » Confirmation encore : Marie d’Alphée, mère de Jacques et Joset est au Tombeau vide. On s'aperçoit que lorsque les évangélistes utilisent l'expression « la mère de Jacques », il s'agit de la mère de Jacques d'Alphée, dit « le Mineur » et quand les évangélistes utilisent l'expression « la mère des fils de Zébédée », ils évoquent la mère de Jacques le Majeur et de Jean l'Evangéliste.

Cette courte analyse des Écritures Saintes, bien que non exhaustive, montre bien qu'il ne s'agit pas de prendre le terme de « frère », dans les Écritures, au sens restrictif de fils d'un même père et d'une même mère. Comme on l’a vu, et très bien vu même, les « frères de Jésus » ne sont pas ses frères de sang, mais des parents très proches, certainement des cousins.


On ne voit donc pas par les
écritures 
que Marie aurait eu d’autres enfants que Jésus ! 
C’est tout le contraire qui est évident !

Les « frères et sœurs de Jésus »
ne sont jamais appelés « fils ou filles de Marie.»
Seul Jésus est appelé « le fils de Marie », ou « le fils du Charpentier ».

Et de la Vierge Marie on dit qu’elle est seulement
« la mère de Jésus. »


Jésus n’aurait pas confié Marie à Jean au pied de la Croix s’il avait eu des frères de sang.

« Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès ce moment, le disciple la prit chez lui. » (Jn 19, 25-26).   

Si Marie avait eu d'autres enfants, ses autres enfants se seraient occupés de leur mère, et Jésus n'aurait pas confié sa mère à Jean. De plus, considérant que la femme juive, du temps de Jésus, tient son statut social de son mari ou de ses fils, il est peu probable que le fameux Jacques, dit « frère du Seigneur », qui était, selon les épîtres de l’Apôtre Paul, très scrupuleux des lois juives, ait manqué au commandement majeur d'honorer son père et sa mère en laissant un étranger (Jean) donner le statut social à sa mère (Marie), si elle l'avait été !

 

 

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2

 

Joseph ne la connut pas

jusqu’au jour où elle enfanta un fils

 

 

Il est écrit : « Joseph ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils » (Mt 1,25). Comme l’expression biblique « connaître » désigne aussi les relations sexuelles, cela signifie-t-il pour autant que l’évangéliste Matthieu ait voulu dire que Joseph a « connu » Marie après le jour de l’enfantement et qu’ils eurent d’autres enfants ?

 

Absolument pas car l’évangéliste insiste exclusivement sur la conception virginale de Jésus et ne suppose aucunement qu’après la naissance de Jésus, Joseph ait consommé le mariage avec Marie qui aurait donc eu d’autres enfants. Matthieu, comme nous dirions de nos jours, se fiche totalement de savoir ce qu’il se passe au sein du couple après l’enfantement ! Ce n’est pas sa préoccupation.

 

Matthieu ne vise qu’une seule chose ici, mettre en exergue LE MIRACLE de la conception virginale de Jésus. C’est clair comme de l’eau de roche ! En outre, le but de l'évangéliste est de montrer aussi que Jésus est fils de David (Mt 1,1) bien qu’il n’ait pas de père humain. Voilà toute la démonstration de Matthieu dans cette phrase merveilleusement inspirée par le Saint-Esprit : «Joseph ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils » (Mt 1,25).

Il est nécessaire de relire le contexte pour saisir ce qu’a réellement dit Matthieu :

« Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui. Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » (Mt 1, 18-25)

 

 

Petite remarque à l’adresse des détracteurs : 
L’ange dit bien à Joseph :
 
« Joseph, fils de David » => Est-il pour cela réellement le fils du roi David ?
L’ange se serait-il trompé ?! Bien évidemment non,
car on sait que Joseph est le fils d’un certain Jacob :

« Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. »
(Mt 1, 16).

 

 

Nous avons donc ici dans ce passage encore un des nombreux termes bibliques qu’il ne faut pas prendre à la lettre, mais qu’il faut comprendre par l’Écriture elle-même. Cela veut dire que Joseph est un descendant de David mais il n’est pas le fils du roi David et nos contradicteurs le savent très bien aussi, et là ils ne chicanent pas ! Ils me diront : « Ben voyons Charly, c’est évident, y-a-pas de mystère ici, la Bible nous donne de nombreux exemples de ce genre ». Donc l'Écriture ne s'explique que par l'Écriture.

Venons-en maintenant à cette fameuse phrase : « Joseph ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils » (Mt 1,25).

Dans la Bible il y a de très nombreux exemples de phrases avec l'expression «jusqu'à» qui ne peuvent pas être interprétées à la lettre.

Voici quelques exemples bibliques :

Mt 28,20 : « … enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Cela veut-il dire que Notre Seigneur ne sera plus avec nous après la fin du monde ? Bien sûr que non, car Il le restera éternellement !

1Cor 15,25 : « Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. » Cela veut-il dire que Notre Seigneur ne régnera plus après avoir mis tous les ennemis sous ses pieds ? Évidemment non !

Dt 34,5-6 : « Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon l’ordre de l’Éternel. Et l’Éternel l’enterra dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Peor. Personne n’a connu son sépulcre jusqu’à ce jour. » Cela veut-il dire que le tombeau de Moïse avait été trouvé au moment où l’écrivain sacré écrit ? Bien entendu que non ! Car on ne sait toujours pas à l’heure actuelle (2017) où  se trouve le tombeau de Moïse !

Deutéronome 7,9 : « Sache donc que c’est l’Éternel, ton Dieu, qui est Dieu. Ce Dieu fidèle garde son alliance et sa miséricorde jusqu‘à la millième génération envers ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements. »
Jérémie 32:18  « Tu fais miséricorde jusqu‘à la millième génération »
Cela veut-il dire qu’à partir de la 1001ème génération Dieu ne fera plus miséricorde ?

Parlant du Messie le prophète Michée (5,4) dit : « Il se tiendra debout et fera paître son troupeau par la puissance du SEIGNEUR, par la majesté du Nom du SEIGNEUR son Dieu. Ils s’installeront, car il sera grand jusqu‘aux confins de la terre. » Cela veut-il dire que la gloire, la Majesté et le pouvoir du Messie n’iraient que jusqu‘aux confins de la terre ?! Bien sûr que non puisque la Parole de Dieu dit : « Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. (Mt 28,18). C’est donc bien au-delà des confins de la terre que le Seigneur sera grand !

Psaume 123, 2 : « Nos regards sont tournés vers le Seigneur notre Dieu jusqu’à ce qu’il nous prenne en pitié », cela ne signifie pas qu’après avoir obtenu miséricorde, nos regards se détourneront de Dieu !!!

Matthieu 11, 13  « Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont prophétisé jusqu‘à Jean. » Cela veut-il dire que les prophètes n’ont pas prophétisé au-delà de la vie de Jean et qu’il n’y aurait donc plus de prophéties dans l’Ancien Testament concernant par exemple la fin des temps ? Évidemment non puisque nous avons comme preuves ces nombreuses prophéties contenues dans l’Ancien Testament concernant la restauration d’Israël sur sa terre ancestrale qui se réalisent sous nos yeux !

Il y a encore de très nombreux exemples dans la Bible, mais je m’arrêterai ici.

Revenons à Matthieu 1, 25 : « mais il ne la connut pas jusqu‘à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » Cela veut-il obligatoirement dire qu’après la naissance du Christ, Joseph « connu » Marie ? Evidemment non puisque, comme il est dit plus haut, l’évangéliste Matthieu veut exclusivement insister sur la conception virginale de Jésus.  Dans ce merveilleux verset, Matthieu veut nous faire comprendre et nous annoncer que Jésus a été conçu dans le sein de la Vierge Marie par la seule puissance de l'Esprit Saint, sans intervention de l'homme.

Et à supposer même que Joseph (je dis bien à supposer) eut des rapports avec Marie après qu’elle eût enfanté Jésus, cela veut-il forcément dire qu’ils eurent des enfants après Jésus ? Bien sûr que non ! Nous venons juste de le démontrer plus haut par la Parole, toujours par la Parole, que les « frères » et les « sœurs » de Jésus sont en définitive des parents proches ou des cousins et des cousines mais jamais ses frères et sœurs de sang.

Il est donc démontré dans l’Écriture sainte que ce mot « jusqu’à » a une double signification et peut indiquer un temps déterminé ou indéterminé.

 

 

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3

 Fils premier-né 

 

Luc 2, 7 : « Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. »

« Fils premier-né », cela veut-il dire que par la suite Marie aurait eu d’autres enfants ?

Ce raisonnement n’a aucun fondement scripturaire ! Car le terme biblique de « premier-né » a une tout autre signification que d’indiquer le premier enfant d’une fratrie. Si une mère en Israël avait comme premier enfant une fille, jamais celle-ci n’était mentionnée comme étant la « première-née », cela n’existait pas pour une fille. Seul le terme « premier-né » était dévolu au premier enfant mâle ouvrant le sein maternel. Un premier né (mâle) devait être racheté (cf Ex 13, 13 ; Nb 3, 49-51) à moins d'être issu par sa mère de la tribu de Lévi. 

Cette indication biblique de « premier-né » prépare la présentation obligatoire de Jésus au Temple, avec le sacrifice prescrit par Moïse pour le rachat des premiers-nés, plus précisément, de tout enfant mâle qui ouvre pour la première fois le sein de la mère. En effet, on devait, selon la Loi de Moïse, racheter le premier-né mâle dans le mois qui suivait sa naissance.

« Premier-né » qui donc, comme je le dis dans l’introduction, n’a strictement rien à voir avec le fait qu’il serait le premier enfant d’une fratrie ! Car même si l’enfant mâle est unique, il sera TOUJOURS qualifié de « premier-né » selon la Loi de Moïse, parce qu’il est sujet à l'obligation du rachat : « C’est pourquoi je sacrifie au SEIGNEUR tout mâle qui ouvre [pour la première fois] le sein maternel, mais tout premier-né de mes fils, je le rachète. » (Ex 13, 2-15 ; Nb 18, 15-16). Donc Jésus aussi, en étant le « premier-né » de sa mère (Lc 2,7), sera présenté au temple pour ce rite obligatoire de la Loi Mosaïque. (Lc 2,22-24).

Il y a une inscription sépulcrale datée du 5e siècle av J-C, découverte en 1922 dans la nécropole juive de Tell el Yehudieh qui fait dire à la défunte (Arsinoe): « Mais le sort, dans les douleurs de l'enfantement de mon fils premier-né, me mena à la fin de la vie ». Quoique cette jeune maman meure à son premier enfantement, son fils est appelé « premier-né ». Selon la Bible, le fils premier-né, même s’il est unique, est qualifié ainsi de « premier-né » parce qu’il est sujet à l'obligation du rachat.

« Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils l’emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu’il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. » (Luc 2, 22-24)

Ainsi donc, « tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur » est une Loi du Seigneur, et ce terme biblique de « premier-né » n’est donc pas, comme le pensent naïvement la plupart des contradicteurs, une affirmation pour indiquer une fratrie !

 

 

PREMIERS-NÉS

Conformément à la Loi mosaïque, et de même que les premiers fruits du sol, tout « premier-né mâle », homme ou animal, appartenait à Yahvé (Ex 13, 2 & 12 ; 34,19 ; Nb 3,13 ; 8,17 ; 18,15 ; Dt 15,19).

L’enfant, lui, était racheté, « cinq sicles par tête (Ex 13,13 & 15 ; 34,20 ; Nb 3, 46-47 ; 18, 15-16).

Le « premier-né » du père jouissait du droit d’aînesse ; il avait double part à l’héritage (Gn 49,3 ; Dt 21,17) et recevait seul la bénédiction paternelle, telle celle dont Esaü fut privé par Jacob (Gn 27,33-36).

C’est en souvenir de la dixième plaie d’Egypte
que ce précepte de consacrer tout fils « premier-né » avait été institué :
ce jour-là, Yahvé avait épargné tous les « premiers-nés » des Hébreux
et se les était réservés (Ex 13,14-16 ; Nb 3,13 ; 8,17).

Plus tard, YahVé prit les lévites du milieu des fils d’Israël et se les consacra à la place de tous les premiers-nés mâles (Nb 3,12-13 &  41-51 ; 8,16 & 18). 

 

Ainsi ce terme « premier-né » n’a RIEN à voir
avec une stupide référence à des puînés.

 

 

Et enfin pour terminer cette controverse : 

« Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, que l’on appelle Christ. » (Matthieu 1, 16)

Si Marie et Joseph avaient eu d’autres enfants que Jésus, POURQUOI donc ne sont-ils pas cités dans ce verset puisque Matthieu écrit son évangile soit durant le ministère du Christ, soit après sa résurrection, soit après son ascension ? La famille de Jésus était donc déjà constituée depuis des lustres lorsque Matthieu écrit. N’était-ce pas une bonne opportunité pour l’évangéliste d’énumérer la liste des soi-disant « frères et sœurs de Jésus » afin de compléter la famille et ainsi être exact et complet en Mt 1, 16 ? 

Le Saint-Esprit VEUT nous faire comprendre que Joseph et Marie n'avaient pas d'autres enfants que Jésus ! Car ce n’est pas compliqué pour Dieu d’être précis dans Sa Parole ! Si Marie avait eu d’autres enfants que Jésus, et afin qu’il n’y ait, plus tard, AUCUNE controverse à ce sujet, le Saint-Esprit n’aurait pas manqué de le signaler comme IL le fit pour Adam et Eve et bien d'autres :

 

« Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn et elle dit: J’ai formé un homme avec l’aide de l’Eternel. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. » (Gn 4, 1-2)

 

« Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth. Les jours d’Adam, après la naissance de Seth, furent de huit cents ans; et il engendra des fils et des filles. » (Gn 5, 3-4).

 

Si controverse il y a, il n'y en a que chez les démolisseurs de la Vérité !

 

 

 

N’est-ce pas le fils du charpentier ?
(Mt 13, 55) 

 N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie 
(Mc 6,3)

 

Jésus n'est pas L'UN des fils de..., mais LE fils de... ! 

 

 

« Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus »

 

 

 

La Sainte Famille

 

 

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Depuis les temps apostoliques,  
l’iconographie chrétienne a toujours présenté la sainte famille 
sous les traits de Jésus, Marie et Joseph !

 

 

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08/05/2016
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